Haiti tornano le proteste sbobet ASIA barricate e scontri

Tornano le proteste contro il carovita ad Haiti, alle prese ormai da molti mesi con un forte aumento dei prezzi dei generi alimentari di base: centinaia di persone sono scese in strada in un sobborgo povero della città di Les Cayes, già teatro delle proteste e degli scontri con le forze dell’ordine dell’aprile scorso.

Lo riferisce l’agenzia Misna. Secondo le prime ricostruzioni, nello “slum” di La Savane i dimostranti sono stati dispersi dai “caschi blu” delle Nazioni Unite e dalla polizia locale, sbobet ASIA che ha usato più volte i gas lacrimogeni. Circa il 70% della popolazione di Haiti vive con meno di due dollari al giorno; almeno dall’inizio del 2007, ad aggravare povertà e tensioni sociali ha contribuito l’impennata dei prezzi di prodotti di base come il riso e il mais.

L’insofferenza popolare è alimentata anche dalle difficoltà della classe politica nel far fronte all’emergenza: Michele Pierre-Louis, primo ministro designato dal capo dello stato più di un mese fa, ha promesso posti di lavoro, investimenti e salari più alti, ma non è ancora riuscita a concordare la nomina del governo.

Haïti “traverse une crise grave qui menace de le déstabiliser durablement. L’insécurité à Port-au-Prince a atteint les limites du supportable”, a reconnu mercredi le Premier ministre Gérard Latortue en intronisant trois nouveaux ministres au sein du gouvernement de transition.

Plus d’un millier de personnes, dont une cinquantaine de policiers, ont été victimes de cette vague de violence de septembre 2004 à mai 2005, selon une organisation haïtienne de défense des droits de l’homme.

L’insécurité se manifeste particulièrement dans la capitale qui déborde avec plus de deux millions d’habitants, la plupart concentrés dans des bidonvilles devenus zones de non droit échappant au contrôle des autorités.

Cette situation a contraint la Mission de stabilisation de l’Onu en Haïti (Minustah) à revoir la répartition de ses troupes sur le terrain. Des contingents de casques bleus déployés dans les régions, plus calmes, ont été appelés en renfort à Port-au-Prince, a annoncé récemment le porte-parole militaire de la Minustah, le colonel marocain Boulbars Elouafi.

“On a l’impression que Bagdad sert de référence à ceux qui organisent la violence en Haïti”, commentait récemment pour l’AFP un diplomate étranger.

Mercredi, un groupe d’hommes armés a attaqué à l’arme automatique des chars de la Minustah dans un quartier de la capitale, et des accrochages opposent quotidiennement des casques bleus onusiens aux gangs armés qui opèrent à découvert dans le centre-ville.

Mercredi encore, un chef de gang activement recherché, Emmanuel Wilmey, a été mortellement blessé tandis qu’un casque bleu brésilien a été grièvement blessé dans le quartier de Cité Soleil, immense bidonville de Port-au-Prince.