Actualité à la Une

    

Traduire :

     





  

6 mars 2012

Six sénateurs haïtiens, membres d’une commission qui enquête sur la nationalité étrangère présumée du président Michel Martelly et des membres du gouvernent, ont demandé dans une lettre au chef de l’État de collaborer à l’aboutissement de celle-ci.

« La commission vous enjoint au nom du peuple souverain qui a mandaté le législatif, au nom de l’histoire et de la vérité, à écrire personnellement et respectivement aux instances compétentes des États-Unis d’Amérique et d’Italie, pour leur demander de fournir de manière explicite à la nation haïtienne toutes les informations relatives à votre nationalité », écrivent les six sénateurs dans leur missive adressée lundi à M. Martelly et dont l’AFP a obtenu une copie.

Depuis près de trois mois Haïti est au bord d’une crise politique en raison des accusations portées contre Michel Martelly par un de ses plus farouches opposants, le sénateur Moïse Jean-Charles. Celui-ci assure que le président haïtien détient des passeports américain et italien dans un pays qui n’autorise pas la double nationalité.

Lundi, un autre parlementaire, Anick François Joseph, a affirmé que le président Martelly, arrivé au pouvoir en mai 2011, avait séjourné en prison aux États-Unis au moins à deux reprises en Floride sous le double prénom de Michel et sous le nom de Michael Martelly.

Quelques heures après ces déclarations, le parlementaire a dénoncé dans la presse des menaces de mort reçues de la part d’inconnus.

Le président Martelly, un ancien chanteur populaire connu sous le nom de Sweet Micky, a toujours ironisé sur cette affaire reconnaissant cependant avoir dit dans une de ses chansons qu’il était né en Italie.

Les signataires de la lettre reprochent au chef de l’État de maintenir sur sa nationalité « un flou déstabilisant qui accélère la descente aux enfers du pays au détriment de la stabilité politique ».


La reproduction, la redistribution ou la syndication du texte ci-dessus, dans son intégralité ou en partie, nécessitent l'autorisation préalable et expresse de AFP.





    Imprimez cet article   Commentaires Vos Commenaires Sauvegarder Classez Enregistrer au format PDF